25.06.2006
kokyu (et ki)
Ko = expirer
Kyu = inspirer
Le kokyu c'est la force de respiration; respirer d'une façon consciente et profonde. En aikido, mettre du kokyu dans une technique c'est materialiser son énergie vitale (ki) par un mouvement.
Pour réussir cela il faut imperativement etre à l'écoute du rythme du mouvement.
"Une action ou technique qui se fait en pensant est hors rythme. Une action ou technique machinale, est morte."
Lorsque l'on débute l'apprentissage de l'aikido, on est amené à réfléchir beaucoup à ce que l'on fait, à la place des pieds, des mains, du corps. Le travail de la technique est une contrainte de l'esprit sur le corps, le principe du kokyu est de se libérer de cette emprise, de ne plus penser ni réfléchir à la technique et d'acquérir un rythme naturel, vertical, qui nous est propre. La technique vient alors toute seule, on devient "en rythme" car on laisse le corps s'exprimer librement.
"Une technique peut se penser, se prévoir, se calculer, mais son rythme ne sera jamais juste."
Par exemple: dans l'étude de la coupe au bokken, réfléchir au placement de ses pieds, au chemin que le bras parcourt, veiller à ce que le bokken ne tombe pas, (etc...) gène la coupe: nos bras sont tendus, raidi, crispés, et la coupe n'aura pas d'efficacité, elle ne sera pas "puissante", elle sera tout simplement vide (c'est ce que l'on appelle une action ou technique machinale et morte). Pour déployer la coupe, il est important de laisser son corps l'effectuer avec naturel, dans le rythme. Dès lors, la puissance donné au mouvement et par le mouvement pourra se transmettre au bokken et on aura une coupe efficace (diffusion du ki) . Pour développer le kokyu il faut d'abord écouter son corps.
"La respiration, le Kokyu, c'est le secret ultime de l'apprentissage"
"Avoir le kokyu, c'est aussi avoir "le tour de main", le truc..."
Quelqu'un m'a dit que celon lui le kokyu était "l'énergie du centre" et "l'essence même de l'aikido". Je pense que c'est assez juste; quand on parle de l'efficacité d'une technique, on parle de sa faculté à y mettre du kokyu. C'est quand on commence à mettre du kokyu dans une technique que l'on commence à réellement faire de l'aikido, avant on ne fait qu'aprendre un mouvement mécanique. Je crois qu'il ne serait pas faux de dire que le kokyu est l'énergie motrice de l'aikido, non?
La relation entre kokyu et ki:
"L'Âme gouverne le corps, mais c'est le Ki qui le dynamise." Mitsumi Saotome
Grâce au kokyu, le ki se rassemble dans le Hara, le ventre, centre du corps et siège principale du ki.
le Kokyu, permet la circulation du Ki (énergie vitale/souffle) à travers tout le corps, et doit
en théorie accompagner chaque mouvement.
En effet, un bon placement du corps au bon moment, permet la diffusion harmonieuse du ki dans l'ensemble du corps, cette diffusion donne l'efficassité à une technique.
Le Kokyu Ho est un exercice permettant de développer sa respiration.
Les Kokyu Nage sont des techniques permettant de déployer le kokyu et de le laisser s'exprimer. ils sont une bonne illustration de la puissance du souffle et de son efficassité.
19:54 Publié dans concepts/culture (3ème kyu) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Maru / Shikaku / Sankaku
Maru = cercle
Sankaku = triangle
Shikaku = carré
Sankaku c'est le triangle, mais c'est aussi l'Homme, le corps devrait être triangulaire. Le triangle représente la production d'énergie et la position physique la plus stable.
Shikaku c'est le carré mais aussi la terre. Le carré représente la solidité, la base permettant d'appliquer le contrôle, celui-ci est définit par 4 points.
Maru c'est le cercle et le ciel (l'univers). Le cercle symbolise la sérénité, la perfection, source de technique illimité; celui-ci est définit par une infinité de points.
L'aïkido aide à faire passer le triangle, l'Homme, du finit (carré) à l'infinit (cercle).
Comme pour shin/gi/taï ce principe traite de l'étape du développement de l'aikidoka.
Au début, on commence en tant que carré, on travaille en force et rigoureusement, on regarde le poignet du uké qui nous saisie.
Ensuite, on est triangle, c'est toujours rigoureux mais ce n'est plus de la force, c'est du kokyu, on regarde le bras du uké qui nous saisie.
Enfin, on finit cercle, on ne pense plus aux techniques, celles-ci viennent d'elles même avec le kokyu nécessaire et on ne regarde plus la saisie mais l'ensemble de l'attaque, l'origine de l'attaque (l'épaule par exemble, ou son uké).
Pour illustrer le propos voici une partie d'un article trouvé ici, extrait d'un entretient entre Itsuo Tsuda et Claudine Brelet-Rueff:
"Visualiser constitue l'un des aspects du Ki. La visualisation joue un rôle fondamental, primordial dans l'Aïkido. C'est un acte mental qui produit des effets physiques. La visualisation fait partie de l'aspect "attention" du Ki. Lorsque l'attention est Iocalisée, arrêtée au poignet, par exemple, la respiration devient superficielle, perturbée... on oublie tout le reste du corps. Maître Ueshiba répétait toujours: "Maru, sankaku, shikaku", soit: "Cercles, triangles, carrés..." Si toute l'attention est bloquée au poignet qui vient d'être saisi par l'adversaire, à moins qu'il ne soit faible, il faut mobiliser tous ses efforts musculaires pour se dégager. Si, au contraire, on visualise un grand cercle, comme un arc-en-ciel passant au-dessus de sa propre tête, en expirant par le bout des doigts pour dessiner le cercle visualisé et que, lorsque la main passe verticalement au zénith, on déplace le pied du même côté en arrière tout en continuant de décrire ce cercle, l'adversaire chute en arrière en lâchant le poignet."
19:51 Publié dans concepts/culture (3ème kyu) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nen et Katsu hayabi
Nen c'est l'intuition directe. Percevoir l'intention de l'adversaire avant qu'il ait formulé son attaque.
Katsu hayabi c'est la victoire à la vitesse de la lumière. Connaître l'issue d'un combat avant même qu'il ait eu lieu.
(plus de détails sont les bienvenues)
15:10 Publié dans concepts/culture (3ème kyu) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.06.2006
shin/gi/tai
Shin = l'esprit.
Gi = la technique.
Taï = le corps.
Le shin/gi/taï c'est l'union de l'esprit de la technique et du corps. C'est l'idéal recherché par les aikidoka et pratiquants d'arts martiaux plus généralement.
Ce principe est en rapport avec les étapes de développement de l'aikidoka au court de sa pratique.
Au début, l'aspect le plus fort de la pratique est le Taï, le corps. La recherche est surtout axée sur le travail du corps, canalisation de l'energie, capacité respiratoire, synchronisation psychomotrice, endurance, souplesse, etc...
Ensuite, le travail est axé principalement sur le Gi, la technique.
Le corps est prêt, la pratique s'oriente sur la recherche du but, de l'action, l'efficacité, le centrage, la verticalité, le placement, le déséquilibre, l'engagement du corps, (etc...) dans les techniques.
Enfin, la pratique s'axe sur la recherche de l'esprit, le shin.
Les techniques sont assimilées, la recherche est dirrigée vers la spontanéité, la faculté à improviser dans une situation, ne pas se mettre en danger, réagir, ne pas faire les techniques machinalement.
L'idéal recherché est une parfaite union de ces 3 principes, alliant esprit/technique/corps dans un bon équilibre.
Lors d'un passage de grade, l'évaluation du shin/gi/taï, repose sur la capacité du pratiquant à être physiquement au niveau, s'il gère sa respiration, n'est pas trop épuisé (Taï), si techniquement le pratiquant est juste, justesse des mouvements, des placement, s'il ne se met pas volontairement en danger (Gi) et si sa pratique est vivante, s'il est présent, dans la capacité de répondre/réagir à une situation (shin).
15:25 Publié dans concepts/culture (3ème kyu) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

